Le suicide parlons-en

Le suicide en France

10 371 personnes sont décédées par suicide en 2010, soit 27 suicides par jour. Plus de 700 personnes tentent de se suicider tous les jours, soit 250 000 personnes chaque année.1 décès sur 50 est un suicide.

Le suicide est la 8ème cause de décès après les tumeurs, les maladies cardiovasculaires, les accidents, Alzheimer, l'infarctus, des causes inconnues ou non précisées, la Pneumonie-Grippe.
Bien que le taux de suicide baisse très légèrement depuis 20 ans, la France reste un des pays européens où le taux de suicide est le plus élevé : 16,4, soit plus de2 fois plus qu'en Italie ou qu'en Espagne. La France est le pays le plus touché, avec la Finlande, par le décès par suicide des hommes de plus de 65 ans.

Le suicide tue trois fois plus que les accidents de la circulation.

60 000 familles sont endeuillées chaque année par le suicide.

Les groupes de personnes les plus concernées

Les ¾ des suicides sont masculins et ⅓ des suicides sont féminins. Les hommes sont plus concernés que les femmes par les suicides, mais ce sont ces dernières qui tentent le plus souvent un suicide. Elles représentent 65% des hospitalisations pour tentative de suicide.

Les 45-54 ans sont les plus touchés par le suicide, avec plus de 22% des suicides, mais tous les âges sont concernés. 17 % des suicides concernent les 35-44 ans et 17 % les 55-64 ans. 28 % des décès par suicide concernent des personnes âgées de plus de 65 ans.
L'adolescence est une période de grande vulnérabilité également.

Les modes de suicide

Le premier mode suicidaire chez les hommes comme chez les femmes est la pendaison (54 et 32 %). Les hommes ont plus souvent recours aux armes à feu (18 % contre 3 %), les femmes aux médicaments (31 % contre 10 %).

Nos sources :
BEH, n°22 - 7 juin 2011, Données sur la mortalité en France : principales causes de décès en 2008 et évolutions depuis 2000, p.251
BEH, n°47-48/ juin 2011
Dossier de presse de l'UNPS, JMPS septembre 2013

La prévention du suicide

Le suicide est l'affaire de tous, nous pouvons tous être des acteurs de la prévention du suicide, et ceci à différents niveaux.
Lever le tabou autour du suicide en France est encore d'actualité. En parler c'est déjà revivre, tel est le leitmotiv de SOS Suicide Phénix.
Un mal-être passager au départ qui devient durable peut être la cause d'un suicide, une souffrance qui s'installe et qui devient insupportable aussi. Il est souvent difficile de partager son ressenti de détresse et son désir de mourir sans être stigmatisé ou sans éprouver un sentiment de honte.
L'entourage, les proches sont souvent déroutés, impuissants, dans l'incapacité d'entendre et de communiquer sur la souffrance de l'un des leurs.
La personne suicidaire se sent souvent incomprise.
Une écoute de son ras le bol, de sa difficulté à faire face aux accidents de la vie et de ses angoisses, reconnaître son désir de ne plus souffrir permet à la personne de ne plus se sentir seule et de commencer à percevoir d'autres solutions que le suicide pour sortir d'une situation devenue une impasse.

Le suicide est multifactoriel mais c'est un évènement de plus (un facteur déclencheur), ‘la goutte qui fait déborder le vase', qui amène une personne à vouloir se suicider.
Les facteurs déclencheurs d'un mal-être, d'une grande souffrance peuvent être l'apparition d'une maladie, une rupture sentimentale, un traumatisme, un stress durable, la consommation de produit psychoactif, un décès, la perte d'autonomie chez le sujet âgé, etc...
La dépression est à l'origine de la plupart des cas de suicide.