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téléphoneUrgence suicidaire. En cas de crise, n'hésitez pas à appeler votre médecin traitant, le SAMU (15) ou les urgences (112)


Les signes précurseurs du suicide

Les signes précurseurs du suicide, intervention pour aider un adolescent


Les signes précurseurs

Il est important de savoir qu'il n'est jamais trop tard pour intervenir. L'ambivalence et la peur de passer à l'acte suicidaire sont présentes jusqu'aux derniers moments et le processus peut être interrompu en tout temps.
A l'adolescence, le processus suicidaire peut être très court, soit quelques heures. Psychologiquement l'adolescent est impulsif, instable, émotif. Il est constamment en déséquilibre, en état de conflit. Il agit pour expérimenter avant de réfléchir. C'est pourquoi la période de l'adolescence est plus susceptible d'engendrer des comportements suicidaires.

 

Le processus est plus rapide à la deuxième tentative, les messages sont plus voilés et la méthode utilisée est plus violente. Le suicide ne se produit pas sans avertissement. Généralement, les personnes suicidaires donnent des messages et des indices qui annoncent leurs intentions pour alerter leur entourage. Ce sont des appels à l'aide, des restes d'espoir.

 

Les messages directs :

 

  • Messages verbaux et allusions à la mort : je serais mieux mort, cela ne vaut plus la peine, vous ne me verrez plus longtemps, j'ai peur de me suicider etc.
  • Menace de suicide : je vais me tuer, je veux mourir ...
  • Comportements auto- mutilants, dangereux ...

 

Les messages indirects :

 

  • Faire allusion au suicide de façon indirecte : bientôt je vais avoir la paix, je suis inutile, je le trouve courageux de s'être suicidé, je vais faire un long voyage, vous seriez mieux sans moi, faire des blagues avec le suicide etc. Préparation pour un départ, arrangements finaux, lettres d'adieu.
  • Dons d'objets ayant une valeur personnelle importante, de travaux en rapport avec la mort
  • Attrait soudain pour les armes à feu ou produits toxiques.

 

Signes de dépression

 

  • Troubles du sommeil (insomnie/hypersomnie)
  • Troubles de l'appétit (anorexie/boulimie)
  • Manque d'énergie, fatigue extrême ou agitation extrême à certains moments
  • Incapacité à prendre plaisir à quoi que ce soit
  • Tristesse, pleurs, découragement
  • Indécision
  • Irritabilité, colère, rage
  • Dévalorisation, faible estime de soi
  • Anxiété accrue

 

Isolement physique et psychologique

 

  • Perte d'intérêt et de plaisir pour des activités
  • Retrait, recherche de la solitude
  • Coupure des contacts avec la famille, les amis
  • Mutisme
  • Repli sur soi, refus de communiquer
  • Absence d'émotion

 

Comportements

 

  • Manque d'attention en classe, mauvaise concentration
  • Absence inhabituelle aux cours
  • Diminution de rendement scolaire
  • Arrêt d'accomplir ses travaux et ses devoirs
  • Hyperactivité ou extrême lenteur
  • Désintérêt général
  • Attrait et préoccupation face au sujet de la mort, la réincarnation
  • Changements dans les apparences, négligence
  • Consommation excessive d'alcool, de drogues ou de médicaments

 

Intervention pour aider une personne suicidaire

 

  • Briser l'isolement que vit le jeune et aborder directement le sujet du suicide
    Parler du suicide n'incite pas au passage à l'acte, au contraire cela permet de briser l'isolement, d'exprimer ses souffrances, de lui faire entrevoir d'autres possibilités. Lui donner la possibilité de parler des choses qui le préoccupent. L'amener à exprimer ce qu'il ressent et vit par rapport à cette situation.

 

  • Lui exprimer notre disponibilité et écouter sans juger, éviter de brusquer, de se moquer, de culpabiliser ou de faire la morale. Reconnaître la légitimité de ses problèmes, le traiter en adulte.

 

  • Eviter de minimiser les difficultés du jeune, ce qui peut sembler un problème mineur pour soi même représente un problème majeur pour la personne qui souffre

 

  • Évaluer le plus rapidement possible l'urgence suicidaire en vérifiant si l'adolescent à des idées suicidaires continues, s'il dispose de moyen pour s'enlever la vie, si le lieu et le moment sont décidés. Il faut aider le jeune à se calmer, à accepter de retarder son geste et de se faire aider par un professionnel. On ne laisse pas l'adolescent seul avant d'être assuré que, l'urgence a baissé et qu'il est calmé. Il faut être vigilant au soulagement spontané de la crise suicidaire, cela peut signifier que la décision du passage à l'acte est prise. Faire un pacte de non suicide avec l'adolescent et lui faire promettre de ne pas passer à l'acte avant de l'avoir appeler. L'amener en urgence à l'hôpital si le risque demeure élevé.

 

  • L'aider à évaluer sa situation permettra de découvrir de nouvelles pistes pour trouver des solutions. Explorer avec le jeune l'éventail des solutions possibles et l'orienter vers des actions concrètes.

 

  • Intensifier l'estime de soi en encourageant le jeune dans ses progrès, ses habilités et ses comportements indépendants. Il faut éviter de tout faire à la place du jeune et favoriser l'autonomie en respectant les limites et les capacités du jeune.

 

  • L'encourager à reprendre les activités qu'il aime ou aimait dans la mesure de ses capacités et à son rythme.

 

  • Rendre les lieux sécuritaires : enlever les armes à feu, médicaments et autres objets dangereux.

 

  • Ne pas tout prendre sur ses épaules et ne pas agir seul, solliciter de l'aide auprès de personnes significatives ou d'un professionnel. Une personne extérieure est souvent mieux placée pour aider davantage une personne suicidaire car il est très exigeant affectivement pour un proche d'aider davantage une personne suicidaire qui lui est chère, bien que la présence de personnes significatives soit indispensable au mieux être du jeune suicidaire.

 

  • Il ne faut jamais mettre l'adolescent au défi de passer à l'acte.

 

  • Éviter de donner ses propres recettes de bonheur, ce qui est bon pour soi ne l'est pas nécessairement pour les autres.

 

  • Éviter de faire des promesses que l 'on ne pourra pas tenir.

 

  • Démentir les mythes entretenus par les adolescents entre autres que : les adultes ne peuvent les aider, qu'ils ne les prendront pas au sérieux, qu'ils ne seront pas capables de comprendre leur façon de voir les choses, qu'ils en profiteront pour le punir de ses erreurs, qu'ils vont penser qu'il est malade.

 

 

 



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