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Parmi tous les actes humains, l'acte de se donner la mort reste l'acte le plus dramatique, puisqu'il met un terme à la vie. Il suscite malaise et effroi. Il présente même une menace en ce que l'exemple risque d'en être contagieux. Comment quelque soit l'âge, la situation sociale et familiale, les circonstances, peut-on préférer la mort à la vie? Il est vrai que la souffrance et le désespoir, la solitude et l'incompréhension, l'échec et l'exclusion, le doute de soi et l'absence d'avenir, les excès de malheurs et d'épreuves, peuvent devenir à ce point insupportables que la seule issue paraît la mort. Le passage à l'acte peut être délibéré. Mais il se peut que des forces de destruction de vie l'emportent irrésistiblement. Le sujet a-t-il réellement le désir de mourir. N'est-il pas plutôt dans une impossible décision de vie?
L'acte suicidaire attente gravement à la vie personnelle et sociale de l'entourage. En associant cet acte à l'idée d'un interdit moral et social, d'un geste honteux et condamnable, se développent des sentiments de responsabilité et de culpabilité. Le deuil et le pardon deviennent des chemins difficiles et douloureux.
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